La crêpe est-elle un mets en voie de disparition sur les terrasses de la place Guérin ? On le peut le penser car hier, M. Billig et sa Billig Mobile, qui accourent « partout où la crêpe est en danger », ont atterri au beau milieu des toiles de la Foire aux Croûtes.
Pour la vingtième édition de ce salon de peintures sans complexes, 200 exposants présentaient leurs oeuvres place Guérin hier. Attirés par le soleil, les visiteurs étaient nombreux sur les terrasses et dans les allées. La Foire a gardé son esprit, expositions, spectacles, jeux… Avec ce petit plus pour la « vingtième » : une exposition dans la cour de l’école attenante, avec créations plastiques et photos des éditions passées.
La plus petite crêperie du monde
Mais tout à coup, alors que des enfants signifient au jonglage et jeux d’adresse, que Gaëlle, Stéphanie et Denis, trois exposants, sont absorbés dans une folle partie de Scrabble devant leur stand, « l’engin terrestre à propulsion pédestre » de M. Billig pose les roues sur une piste d’atterrissage de graviers, face à la buvette.
Là, sous un soleil au zénith, le pilote de la « plus petite crêperie du monde » désigne un nouveau « chevalier de la crêpe ronde » pour l’épauler dans sa mission de sauvetage.
Le chevalier est une femme : Jaja. « Quel joli nom pour un chevalier ! », se réjouit-il. Elle fait maintenant partie de la centaine de petits soldats de la crêpe désignés par M. Billig. Émotion après la cérémonie mais très vite Jaja prend ses fonctions en main et attaque la propagande : « La crêpe au beurre, y’a rien de meilleur ! », devise-t-elle.
Pour marquer l’événement une poignée de sympathisants et autres gourmands se lancent dans une manifestation spontanée autour de la Billig Mobile, brandissant des pancartes et scandant leur slogan : « Non au hamburger, oui à la crêpe au beurre ! » Au coeur de la manifestation le crêpier aux cheveux gris brandit une motte de beurre à bout de bras. « Maintenant, qu’il pleuve tout l’après-midi, mais qu’il pleuve de la pâte à crêpes ! », exulte-il, toujours à l’oeuvre. « En ville je suis limité à 50 crêpes à l’heure, explique-t-il, mais sur l’autoroute je peux en faire jusqu’à 130 ! ».
Il va falloir tenir la distance pour nourrir les milliers de bouches qui visiteront la foire ce week-end.
Article paru dans Ouest France le 22 mai 2009

Originaire de Brest, Ludovic (à droite sur la photo), compagnon du devoir, a fait le tour de France dans le cadre de sa formation, passant par Chinon, Nantes, le Tarn… « Piqué au voyage », il a passé un an à Tahiti il y a deux ans. Prochaine destination que le menuisier de 23 ans souhaite épingler à la liste de ses voyages : Madagascar. Mais, en janvier, l’instabilité politique amène Ludovic à réviser son plan de vol. Finalement, en juin prochain, ce sera destination Cambodge pour un an de bénévolat.


Article paru dans Ouest France le 9 avril 2009
L’illusion de la douleur. L’entraînement est acrobatique : sauter les uns par-dessus les autres, se jeter dans les cordes, porter l’adversaire à bout de bras pour mieux l’écraser sur le tapis. « À l’entraînement nous apprenons à maîtriser les gestes », précise Vincent. « Le but est que lors des matchs le public ait l’impression que les catcheurs se font mal, mais en réalité une bonne prise, c’est une prise où l’adversaire n’a pas mal ». L’illusion de la douleur est pourtant bluffante entre les chocs sur le tapis et les rougeurs dans le dos des joueurs. Un entretien plus approfondit avec les cervicales des catcheurs serait probablement intéressant pour plus d’information. Vincent insiste, « la confiance entre les catcheurs est fondamentale. On met notre vie dans les mains de l’autre, il faut toujours faire attention à l’autre ».
Article paru dans Le Télégramme le 2 avril / Photos AFP
Héros historique ou sujet artistique? Le dictateur est-il devenu un simple sujet artistique? C’est l’avis de