Doujañ, couches lavables pour bébé bio

doujan

Zaïg et Milo ont deux ans et un an et demi. D’une poignée de kilos à la naissance, ils auraient pu peser plusieurs centaines de kilos de couches jetées d’ici à la propreté. « Une tonne de déchets non-renouvelables pour un enfant », estime Clémentine, 24 ans. La jeune maman de Zaïg et sa sœur, Rose-Anne, ne veulent pas que les cousin-cousine entrent dans la vie avec une empreinte écologique déjà bien creusée. Pendant leurs grossesses, Clémentine, costumière de formation, est au chômage, et Rose-Anne est en congé parental suite à la naissance de Romain, qui soufflera bientôt sa cinquième bougie. Elles sont disponibles pour réfléchir aux couches-culottes de leur progéniture.

« Par conviction écologique, nous ne voulions pas utiliser de couches jetables, explique Rose-Anne, en plus, d’après nos calculs, utiliser des couches lavables revenait à cinq fois moins cher ». Clémentine pose ses machines à coudre à Plouégat-Guérand et planche pour concevoir les couches culottes des bouts de choux. Le résultat est un assemblage de trois éléments : une culotte imperméable, une couche à pression et une doublure. Leurs couches maison enfilées, Zaïg et Milo friment auprès des enfants des copines. La tendance fait des ravages et très vite les bébés du quartier sont mis à la mode écolo, car les couches sont fabriquées en coton bio, importé de Turquie.

L’affaire marche et les sœurs créent Doujañ (respecter en Breton) en août 2008 sous forme de Scop, société coopérative de production grâce aux coups de pouce d’une Cigale (club d’investisseurs pour la gestion alternative et locale de l’épargne solidaire) et de Garrigue, société à capital-risque solidaire, qui leur a permis d’emprunter 50 000 €. Clémentine devient gérante et s’occupe de la fabrication, alors que Rose-Anne se charge de commercialisation. Une affaire de famille, puisque c’est Luc, le frère des entrepreneuses, qui développe le site Internet. Clémentine a embauché une couturière en janvier. Les couches Doujañ sont distribuées dans des magasins bio ou vendues sur Internet. Il faut compter plus de 300 € pour un équipement complet, avec trois surcouches étanches, les couches à pression, les lingettes en coton bio… Un investissement à la naissance amortit sur le long terme, d’autant qu’elles peuvent resservir aux futurs petits frères et petites sœurs. Une rubrique de revente de couches d’occasion est même envisagée.

Article paru dans Ouest France le 23 avril

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~ par Lucie Lautrédou sur avril 24, 2009.

Une Réponse to “Doujañ, couches lavables pour bébé bio”

  1. Merci pour cette info qui m’intéresse. J’aimerais pouvoir m’abonner à votre blog via un fil RSS, mais visiblement ce n’est pas possible (c’est pourtant pratique !)
    Bien cordialement,
    laurent

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