Ludovic, menuisier bénévole au Pays du sourire

p1000882Originaire de Brest, Ludovic (à droite sur la photo), compagnon du devoir, a fait le tour de France dans le cadre de sa formation, passant par Chinon, Nantes, le Tarn… « Piqué au voyage », il a passé un an à Tahiti il y a deux ans. Prochaine destination que le menuisier de 23 ans souhaite épingler à la liste de ses voyages : Madagascar. Mais, en janvier, l’instabilité politique amène Ludovic à réviser son plan de vol. Finalement, en juin prochain, ce sera destination Cambodge pour un an de bénévolat.
Théorie. Il part avec un compagnon Alsacien, Étienne (à gauche), dans l’unique école de menuiserie cambodgienne, où il sera formateur. L’école, créée il y a un an par l’association « Les enfants du sourire khmer » et située à une quarantaine de kilomètres au sud de Phnom Penh, en est à ses balbutiements. La première promotion d’élèves compte 15 élèves issus d’orphelinats, qui ont travaillé cette année sur un cas pratique d’ampleur : la construction de leurs locaux. Résultat beaucoup de pratique mais pas de cours théoriques et seuls trois élèves se révèlent être de bons menuisiers. Ce trio enseignera les ficelles du métier aux trente élèves de la deuxième promotion, qui fera sa rentrée en octobre prochain. Ludovic formera les trois enseignants, et les soutiendra pendant l’année. Après sept ans chez les compagnons, le jeune brestois connaît les rudiments de l’enseignement et pioche des conseils pédagogique auprès de ses formateurs. Il espère également travailler sur son projet de pompe à eau éolienne au Cambodge. Un système qu’il a développé et sur lequel il espère poser une licence. « Pour partager le système et le protéger de ceux qui souhaiteraient l’utiliser à but lucratif », explique celui à qui certains « reprochent de ne pas courir après l’argent ».
Garder le sourire. Le grand défi sera probablement que les échanges, bien que les élèves aient des cours d’anglais de français, se feront en khmer, langue que Ludovic étudie depuis le début de l’année. Être catapulté dans un pays où plus d’un tiers de la population vit en dessous du seuil de pauvreté sera un choc pour le jeune qui cherche à « se détacher de la vie matérielle et du superflu ». François, son cousin de 24 ans, a visité deux fois le Cambodge, l’un des pays qui compte le plus d’ONG au kilomètre carré. S’il avait un conseil à donner à son petit-cousin, ce serait de « garder le sourire même si la vie n’est pas toujours facile sur place ». Un avis judicieux pour un voyage au « Pays du Sourire ».

Article paru dans Ouest France le 30 avril 2009

Publicités

~ par Lucie Lautrédou sur avril 30, 2009.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :